étantité

La philosophie de l’absurde chez Heidegger

Samedi, mars 20th, 2010 | Pensées profondes | Pas de commentaire

Avertissement : toute ressemblance avec de vrais articles de Wikipédia ou de vrais philosophes n’aurait rien d’accidentel.

Ceux qui me connaissent bien auront remarqué que je vis actuellement sur un fuseau horaire qui correspond sans doute à l’emplacement présumé de l’Atlantide. Ces horaires plutôt libéraux m’ont laissé le loisir de me documenter amplement sur des sujets aussi variés que les problèmes budgétaires des derniers épisodes d’Evangelion, le pluriel de l’expression « numerus clausus » ou les diverses hypothèses cherchant à expliquer la disparition des Néandertaliens de notre continent. Ajoutez à cela divers synonymes de « lesbianisme » et des gifs animés de petits Hitler pédophiles, et on comprendra que l’Atlantide est de toute évidence coincée quelque part entre 4chan et Wikipédia.

C’est donc avec beaucoup de soulagement que me vint, par une nuit profonde, un rêve étrange et pénétrant où un Inca, descendant des Atlantes, vint à moi et me dit « prends ce livre et lis-le. » A vrai dire, je crois que j’ai inventé ça aussi, mais toujours est-il que j’ai pioché un livre au hasard dans ma bibliothèque pour me sortir de ce traquenard.

Ce furent les Essais et Conférences de Martin Heidegger, que je n’avais jamais lus, bien heureusement pour mon équilibre personnel. Je gardais en effet de mes cours sur Heidegger un souvenir confus de mots traduits du grec en passant par l’allemand, avec beaucoup de néologismes et surtout des citations d’Hölderlin. Je n’étais pas loin de la vérité.

Au terme de 42 pages de lecture, qui m’auront plongée dans un étonnement mystique proche de ma découverte de l’origine du bukkake, je peux affirmer avec certitude qu’Heidegger est un grand philosophe de l’absurde, et que cette volonté d’absence de sens s’exprime avec force dans ses textes, tant sur le fond que sur la forme.

L’essentiel de la philosophie d’Heidegger repose sur l’ « étantité de l’être en tant qu’être », bien distincts de « l’être des étants », qui n’a bien sûr rien à voir. Nous entrevoyons déjà le sens de l’absurde heideggerien avec cet hêtre des étangs. Chacun sait que les arbres ne poussent pas dans un étang : il y a des poissons qui feraient mieux de ne pas se passer de bicyclette. Les arbres ne poussent également que rarement dans les temps : ils se traînent, prétendant qu’ils ont du bouleau. Mais visiblement cette obsession de l’arbre et de l’étang n’est pas nouvelle chez les philosophes, puisque déjà en 1714, Leibniz affirmait que « chaque portion de matière peut être conçue comme un jardin plein de plante et un un étang plein de poissons. »

Nous concluons dès à présent que les philosophes n’ont pas vraiment le sens des métaphores.

Fort heureusement, Heidegger prend le soin d’illustrer son propos avec un exemple : ainsi, « l’étantité de l’être en tant qu’être » est nettement mieux intelligible lorsqu’on parle d’arboréité de l’être en tant qu’arbre. Ou de l’arboréité de l’arbre en tant qu’hêtre. A vrai dire je ne sais plus très bien. Mais l’essentiel c’est que ce soit clair, aussi ne nous attardons pas aux détails.

Sur la forme, l’absurde philosophique d’Heidegger s’exprime par un sens très fort du néologisme et de la transformation des mots : ainsi, dans ses textes, le mot « Gestell », qui veut dire « étagère » en allemand, devient un concept imbitable que le traducteur traduit péniblement par « Arraisonnement », sans qu’on soit à vrai dire plus avancé, car Heidegger digresse sur l’étrangeté du langage courant, et fait un petit détour par Platon avant d’énumérer un certain nombre de mots qui commencent aussi par « Ge- » en disant qu’ils veulent dire la même chose, enfin, sur le fond.

Heidegger aime également di-viser les mots avec des tirets sans vraiment donner d’expli-cation à ça. Lorsqu’il est à court d’idée, il case une citation d’Hölderlin. Pour ceux qui ne connaissent pas Hölderlin, c’est un poète métaphysique allemand, ce à quoi il ne faut rien remarquer de redondant. Les citations d’Hölderlin sont très commodes car elles laissent une large part à l’interprétation. Par exemple, une phrase comme
« Mais il est mal avisé que l’aube, ici et demain,
Fleurisse dans la mesure divine de l’Homme. »

pourrait très bien être une citation d’Hölderlin si je ne venais pas de l’inventer.
Toujours est-il que rien ne relance une argumentation comme une citation d’Hölderlin.

Je ne suis pas étonnée qu’Heidegger ait fait le choix des citations d’Hölderlin, car je leur trouve une certaine ressemblance. Heidegger a en effet l’art de pouvoir écrire, sans s’échauffer ni même prendre son élan, une phrase comme « La liberté régit ce qui est libre au sens de ce qui est éclairé, c’est-à-dire dévoilé. » Si l’on remplace quelques mots au hasard, nous avons une belle matrice de phrases à la profondeur insondable comme par exemple « La roulotte régit ce qui est patate au sens de ce qui est trublion, c’est-à-dire onomatopée. »

Je me sens soudainement éclairée, c’est-à-dire dévoilée.

Il faut dire que le traducteur est de mêche : lorsqu’Heidegger se planque dans une citation latine ou grecque, le traducteur fait le mort. Quoi, on ne l’a payé que pour traduire les mots allemands, alors il ne traduit que les mots allemands. Je le soup-çonne d’avoir rajouté quelques tirets de son propre cru, frustré qu’il était de se restreindre, dans ses notes de bas de pages, à mentionner des termes allemands au cas où ce serait plus clair, et à renvoyer à d’autres notes de bas de pages. Il y aurait un jeu de piste là-dedans que ça ne m’étonnerait pas, mais on lui pardonnera car il faut bien s’amuser quand on patauge avec l’hêtre des étangs.

Toujours est-il que je commence à me demander si je ferais pas mieux de retourner me documenter sur les membres de la confédération des syndicats suédois et les origines présumées du Bloody Mary. En espérant être dans les temps.

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Ce que font les filles quand elles vont aux toilettes.

Mercredi, novembre 4th, 2009 | Pensées profondes | 2 commentaires

En moi résonne sans cesse cette question incessamment posée qui siffle sur ma tête comme un serpent silencieux. Oui, parfaitement, je vous le demande : mais bordel de putain de merde, qu’est-ce qu’elles font les nanas quand elles vont aux toilettes ?

Je suis sérieuse. Je ne sais pas vous, mais, moi, en dehors d’une curiosité malsaine qui me pousse à explorer les toilettes de tout bar ou restaurant que je visite, et même à les prendre en photo, ce que j’y fais relève d’une routine naturelle sur laquelle je ne m’étendrai pas (ça tacherait ma robe) et dont l’intensité éventuelle est basée sur la rapidité. En un mot, passer des heures au popo ça me fait chier. Je ne vois pas l’intérêt d’y traîner. De plus, tout un chacun sait que les filles ne font pas pipi. Qu’iraient-elles donc faire aux toilettes, alors ?

Alors, de deux choses l’une, soit les filles font des choses bizarres quand elles vont aux toilettes, mais ça m’étonnerait quand même un peu, soit elles ne font rien mais ça m’étonnerait quand même beaucoup. Ce sont des filles, après tout.

Première hypothèse : les filles font des trucs de filles. A savoir, elles mettent de la lingerie sexy, elles se roulent des pelles, elles frottent leurs tétons contre leurs copines, elles font des petits bruits mignons tandis que des bébés chats léchouillent leur minou, et elles font des batailles de polochons tandis que leurs seins sautillent gaiment. Tout un chacun s’accordera à dire que cette hypothèse est tout à fait convaincante. Je n’ai aucun doute sur le fait que les filles ont en permanence un bébé chat dans leur sac à main pour ce genre de situations (à quoi d’autre pourrait servir un sac à main ?), mais je m’interroge au sujet des polochons. Mes talents de détective sont peut-être insuffisants, mais je n’ai jamais vu de polochon dans les toilettes de filles que j’ai pu visiter, et vous savez pourtant que je les visite toujours. J’ai bien pensé à des polochons gonflables, mais ce serait bien moins confortables que de délicats polochons en plumes, et je ne peux concevoir que des filles puissent condescendre à un moindre confort. A moins qu’elles aient secrètement mis au point, au cours des siècles, des technologies permettant tout bonnement de transformer leur sac à main (après l’avoir préalablement vidé de son bébé chat) en un polochon moelleux quoique percutant.

Deuxième hypothèse : les filles font des trucs de garçons. Ça paraît invraisemblable, mais en même temps, vu qu’elles ne le font jamais en public, ils faut bien qu’elles le fassent quelque part. Ne vous êtes-vous jamais demandé comment elles faisaient pour s’en passer ? Voilà. Donc, Une fois passée la porte des toilettes, elles jouent à PES en matant des hentai, pètent, rotent, boivent des bières, vomissent partout, laissent traîner des slips sales, et ne rabaissent pas la lunette des toilettes. Ensuite, remettant tout en place car ce sont tout de même des filles, elles s’en retournent à table, apaisées, siroter leur panaché light aux fruits rouges. Défaut de cette hypothèse : les toilettes disposent la plupart du temps d’une télé mais pas de câble HDMI.

Troisième hypothèse : tandis que le jour décline lentement et que seule la lumière d’une bougie qui agonise lentement éclaire faiblement mes mains traçant ce que ma pensée dessine, je commence à acquérir la certitude que mes recherches sont dans une impasse. Si les Maïas ont tracé le triangle des Bermudes, d’où venaient les aliens de la zone 51 ? Auraient-ils détruit les Twin Towers en subissant l’agonie de l’épice ? Je sens que l’oeil de Sauron pèse chaque instant plus lourdement sur mon compas dans l’oeil, et la maladie d’amour m’envahit peu à peu. Dans cette tempête intérieure, une vérité commence à se dessiner : tout converge pour laisser penser que les filles n’existent pas, ou alors seulement dans une autre dimension labyrinthique, obscure, mystique, entretenue dans l’imagination de quatre lézards en feu qui dansent sur une lame de rasoir. Notre fin est proche.

Quatrième hypothèse : les filles existent, mais elles font pipi. Le problème qui se pose ici est d’ordre ontologique : en effet, l’étantité de l’être féminin, en tant qu’il se distingue de l’être par nature tel qu’il se manifeste dans la contingence du monde ek-sistant (au sens grec), ne peut par conséquent se concevoir si son essence ne s’exprime pas dans sa complétude éidétique , mais contrevient au contraire à sa logique transcendantale. Le pipi, en tant qu’il transcende, via l’Idée du pipi, l’Idée de la fille dans le monde intelligible, ne peut s’y associer sans annuler l’être par nature de cette dernière.

Contraposée du corollaire : les filles ne font pas pipi, elles font la queue.

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Machin qui sert à rien.

Truc qui sert à rien non plus (mais qui est marrant quand même.)

Latest on Fri, 12:07 am

Julien: Bonjour je suis le dépanateur, je viens pour te déboucher le tuyau et je suis nu sous mon bleu de travail

Who: Pangolin d'igloo! ♥

dafeen: ouais salut c'est pour déboucher le tuyau, parce que si tu tombes en rade de batterie, le blog est down. et nous on veut pas [...]

Dus: Fake !

AlexAxe: Greatings, Thanks for article. Everytime like to read you. Have a nice day AlexAxe

Anankè: Je ne suis pas méchante, voyons, je suis lucide.

David: Mais, mais... Pourquoi es-tu si méchante?

Phiip: Ah, c'est marrant ce machin.

GlenStef: Hello, I have already seen it somethere... Thank you GlenStef

sebastien: Je viens de découvrir ce blog qui me semble fort sympathique, mon blog; sebousk.over-blog.com A bientôt ? ;-)

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