Des femmes qui tombent

Parole de pangolin.

Lundi, avril 20th, 2009 | Pensées profondes | Un commentaire

desproges Parole de pangolin.

Ceci est un Desproges.

Le Desproges est un mammifère vivant, toujours vivant, qui a pour habitat mon petit coeur (puisque c’est mon père), des postes de radio, des livres à la couverture souple et brillante, des DVD plutôt ronds et le Limousin.

Ici, le Desproges fait une tête de Desproges mécontent.

Il y a quelques années, il houspillait un critique de cinéma qui avait écrit, à propos d’un film, qu’il n’avait “pas d’autre prétention que celle de nous faire rire” et poursuivait en s’exclamant “mais elle est énorme, la prétention de nous faire rire !”

Il va sans dire qu’en foutant sur la gueule de ce critique qui se croyait malin, le Desproges parlait en même temps de sa propre vie. Le Desproges n’a en somme pas d’autre prétention que celle de nous faire rire. Mais pour nous faire rire, il explore et déploie toute la richesse d’une langue à la fois hardie et désuète qu’il titille, essouffle, tord dans tous les sens, sans jamais se départir d’une rigueur stylistique irréprochable. On n’est pas chez Bigard.

Le Desproges est un éternel angoissé, affreusement torturé par l’effort même d’écrire ses textes, qui fait de l’humour l’expression de cette angoisse et le moyen même de la sublimer, comme d’autres combattent leurs névroses en les noyant dans l’encre et en les figeant sur le papier. Il y a dans l’humour progésien (oui, on dit progésien) quelque chose d’existentiel, d’absolument nécessaire, dont la disparition rendrait la vie insoutenable. Il faut rire parce qu’il n’y a rien de plus sérieux, il faut parodier l’existence pour pouvoir la vivre.

Aux sceptiques qui s’indigneront que je le qualifie d’écrivain, je conseille la lecture de son (unique) roman, Des femmes qui tombent, où le Desproges brosse un portrait follement maniaque et absurdement lyrique de la médiocrité de l’ennui provincial - un ennui de piètre qualité s’il en est. Dans cette mélasse de routine et de petites vies sans intérêt, le Desproges entame quelque chose de l’ordre du roman policier qui finit n’importe comment, avec des extra-terrestres, sans explications, et avec des moustiques si je me souviens bien. C’est incontestablement bien écrit et succulent tellement c’est drôle.

En guise de digestif, je vous livre un extrait de ses talents poétiques, avec cette petite pièce de poésie qu’il a humblement mise dans la bouche de sa fille pour en faire passer le goût :

“Je m’appelle Perrine
J’aime ma maman
Elle est pas dans la marine
Pour le moment.”

En conclusion, le seul défaut du Desproges est qu’il n’en existe qu’un. Et c’est foutrement emmerdant.

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Machin qui sert à rien.

Truc qui sert à rien non plus (mais qui est marrant quand même.)

Latest on Fri, 12:07 am

Julien: Bonjour je suis le dépanateur, je viens pour te déboucher le tuyau et je suis nu sous mon bleu de travail

Who: Pangolin d'igloo! ♥

dafeen: ouais salut c'est pour déboucher le tuyau, parce que si tu tombes en rade de batterie, le blog est down. et nous on veut pas [...]

Dus: Fake !

AlexAxe: Greatings, Thanks for article. Everytime like to read you. Have a nice day AlexAxe

Anankè: Je ne suis pas méchante, voyons, je suis lucide.

David: Mais, mais... Pourquoi es-tu si méchante?

Phiip: Ah, c'est marrant ce machin.

GlenStef: Hello, I have already seen it somethere... Thank you GlenStef

sebastien: Je viens de découvrir ce blog qui me semble fort sympathique, mon blog; sebousk.over-blog.com A bientôt ? ;-)

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Bidule pour faire joli.

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