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Déclaration des droits du dimanche
Lors du Serment du Jus de Pomme, les citoyens français n’étaient pas les seuls à se réunir pour se donner une constitution. Non loin de là, dans une cave à eau de vie, les jours de la semaine réunis en grand convent s’affairaient à donner au temps une constitution.
Oui ! Car le temps lui aussi a le droit à la liberté, au respect, à l’expression de soi ! Halte à la discrimination entre jours de la semaine, qui interdit aux autres jours, au mardi, au jeudi, d’être des dimanche ! Chaque jour de la semaine a le droit inaliénable d’être un dimanche s’il le souhaite ! Libérons les dimanche, donnons-leur le droit d’exister partout et à tout moment ! Faisons tomber cette dictature de la succession des jours, et donnons à chacun sa chance ! Pour un monde où c’est tous les jours dimanche, oui au temps, oui à la semaine, oui à la libération des jours et du dimanche !
C’est en ces termes que tous les dimanche que dieu fait s’étaient réunis, pleins de gravité devant l’importance historique du moment, pour rédiger la Déclaration des Droits du Dimanche.
Les représentants du peuple des Dimanche, constitués en Semaine Chômée, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits du dimanche sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption du temps, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés du dimanche, afin que cette déclaration, constamment présente à toutes les instances du calendrier, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir du temps et des années qui passent, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution temporelle, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des Dimanche, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien des Jours qui Passent et des Feuilles mortes qui se ramassent à la Pelle.
En conséquence, la Semaine Chômée reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de la Seconde Exacte (définie comme la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 133), les droits suivants du Dimanche.
Article premier - Les Jours de la Semaine naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions entre la semaine et le week-end ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Article 2 - Le but de tout calendrier est la conservation des droits naturels et imprescriptibles du Dimanche. Ces droits sont la liberté, le brunch, le plaid et le thé.
Article 3 - Le principe de toute temporalité réside essentiellement dans la fantaisie de chacun. Nul corps, nul individu ne peut imposer d’agenda qui n’en émane expressément.
Article 4 - La liberté consiste à pouvoir foutre le bordel et à boire du thé enroulé dans un plaid le dimanche : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque Dimanche n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Jours de la Semaine la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. Tous les jours de la semaine ont donc le droit naturel et inaliénable d’être des dimanche.
Article 5 - La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la tranquillité du dimanche. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas, surtout si c’est en semaine.
Article 6 - La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Jours de la Semaine ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les jours de la semaine, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à être des dimanche, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Article 7 - Aucun dimanche ne peut être supprimé, annulé ou reporté que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui gâchent les dimanche doivent être punis ; mais tout jour de la semaine appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant ; il se rend coupable par la résistance, même si cette phrase n’a aucun sens.
Article 8 - La loi doit établir des peines sévères à l’égard de ceux qui nuisent, amoindrissent ou tentent de supprimer un dimanche, toutefois nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.
Article 9 - Tout dimanche étant présumé indispensable jusqu’à ce qu’il ait été déclaré inutile, s’il est jugé indispensable de l’interrompre, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour le gâcher doit être sévèrement réprimée par la loi.
Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses activités le dimanche, mêmes religieuses (c’est dire !), pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.
Article 11 - La libre modification de l’ordre de la semaine est un des droits les plus précieux du dimanche ; tout dimanche peut donc s’intervertir, se dupliquer, se prolonger librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.
Article 12 - La garantie des droits du dimanche et des jours de la semaine nécessite une temporalité linéaire (de préférence) ; cette temporalité est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
Article 13 - Pour l’entretien de la temporalité, et pour les dépenses d’horloge parlante, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les jours de la semaine, en raison de leurs disponibilités.
Article 14 - Les dimanche ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique à la préparation du petit déjeuner, du déjeuner et du brunch, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15 - Le calendrier a le droit de demander compte à toute semaine de sa gestion des dimanche.
Article 16 - Tout calendrier dans lequel la garantie des droits du dimanche n’est pas assurée ni leur multiplication planifiée, n’a point de Constitution.
Article 17 - La tranquillité du dimanche étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
5 bonnes raisons de ne pas s’en faire.
Vous l’attendiez depuis longtemps, ils ont fleuri partout sur Internet depuis un moment, on a bien rigolé, mais voici maintenant mon propre article anti-Hadopi. Je partirai du principe que vous êtes déjà convaincus par la cause, et déjà au courant des diverses farces dont nous arrosent les médias, entre l’utilisation de polices soumises au droit d’auteur et l’oubli de déposer la marque sous laquelle des milliers de mails inutiles seront envoyés chaque jour.
Le blog Linux Manua en particulier proposé ses 10 antidotes anti Hadopi mais la situation a évolué depuis et je trouvais quelque chose d’un peu trop désinvolte à cet article, persuadé qu’une contestation massive suffirait à supprimer les condamnations.
En réalité, je crois qu’il faudra moins que ça. Je tiens mon information d’un membre du conseil constitutionnel, que j’ai eu la chance de rencontrer via mon école, et qui a clairement soutenu, à demi mot qu’ils avaient censuré une loi qui ne serait jamais suivie de sanctions.
Mais on n’est jamais trop prudent.
1) Vous n’avez rien vu, vous n’étiez pas là.
Lorsque les procédures d’envoi de courrier seront mis en place (ce qu’on attend toujours, au passage), le troisième courrier sera doublé d’une lettre recommandée. Le conseil nous vient de Maître Éolas, dans cet article. Le conseil est simple : n’allez pas chercher ce recommandé. Et vous pourrez glorieusement vous exclamer “j’ai rien vu, j’étais pas là, vous pouvez rien prouver !”
“la loi prévoit que ce deuxième courriel peut (peut, pas doit, les critères de ce choix étant laissés à la discrétion de la CPD) être doublé d’une lettre remise contre signature ou tout autre moyen permettant de prouver la réception effective de la lettre (recommandé AR). Cette lettre physique est importante car seule elle permettra d’enclencher la procédure de sanction. Conclusion d’avocat : surtout, n’acceptez pas de signer le récépissé (rien ne vous y oblige dans la loi), et si vous recevez une lettre recommandée de la CPD, ne l’acceptez pas. Vous serez à l’abri des sanctions de la CPD.”
2) D’ailleurs, vous n’êtes pas là.
L’information utilisée pour identifier le vilain canard est l’IP. Changez donc d’IP. IPREDator, le VPN (virtual private network) mis en place par The Pirate Bay est maintenant sorti de sa version bêta et accessible à tous. Créé en réaction à l’IPRED, l’Hadopi suédoise, le service sert exactement à contourner notre problématique. Il n’est bien sûr pas le seul à fournir ce service mais les péripéties autour du procès des créateurs de The Pirate Bay l’ont rendu particulièrement populaire. En souscrivant à ce service, vos connexions seront anonymes, et si la démarche peut éveiller des soupçons, en tout cas vous serez tranquille.
3) Firefox est grand, acte I.
Si vous êtes pressés et radins (ce en quoi je ne peux que vous soutenir), de nombreux petits plug-in pour Firefox vous permettront de passer derrière un proxy lorsque vous vous rendez sur certains sites dont je ne connais absolument pas du tout l’adresse. Par exemple, PhProxy s’active et se désactive à loisir. Bien sûr il ne concerne que les connexions via Firefox, mais c’est déjà utile.
Pour généraliser la protection de la connexion, le projet Tor est maintenant accessible sous Windows, Mac et Linux (deb, rpm, tar.gz.) Un peu compliqué à configurer mais vous trouverez des tutos ici.
4) Firefox est grand, acte II.
Ne téléchargez plus, regardez. De plus en plus de films, et toutes les séries, sont disponibles en ligne en qualité toujours croissante. De nombreux sites de partage de vidéo imposent toutefois une limite de temps de visionnnage : si vous êtes toujours radins depuis le point 3), installez donc le plugin Illimitux qui supprime ces limitations. Parfois surchargé, en général il fonctionne bien.
5) Firefox est grand, acte III
Paul da Silva, le créateur de Blagues de Geek et Hadopi Explorer (sur lesquels vous trouverez des tas d’infos sur ce site trop bien) s’est basé sur l’IMdB, la grande base de donnée du cinéma, pour créer un plugin qui rajoute sur les fiches IMdB un encart de recherche Google sur le film consulté, vers des sites de partage de fichier type RapidShare ou Megaupload. Il s’agit d’IMDIDb, un projet présenté comme une “proof of concept” (projet réalisé pour montrer qu’il est techniquement possible, sans inviter à son utilisation. Le terme est régulièrement utilisé par les tutos qui vous proposent de vous apprendre à “cracker votre wifi, pour vérifier qu’il est bien sécurisé.)
Avec tout ça (et bien plus encore à venir, je n’en doute pas), vous devriez être tranquilles.
Quant à moi, je n’invite à rien. Je ne suis là que pour montrer les failles de ce qui nous attend.
The Return of the Awesome.
Comme tout milieu underground, communautaire et auto-géré, Internet a ses règles. Je ne parle pas de l’Internet tels que peuvent en parler mes cours sur les médias, ni l’Internet qu’on trouve sur le portail d’MSN, ni celui qu’on effleure même pas sur Facebook. Je parle du vrai Internet.
Parmi ces règles il y a la règle #34, que je préfère ne pas traduire : “if it exists, there’s porn of if. No exceptions.”
La preuve en images :
Ceux qui me connaissent sauront imaginer la réaction hystérique que j’ai pu avoir devant cette vidéo, alors même que j’accueille Padmé dans la grande famille (et que le blog de votre servitrice va donc se couvrir prochainement de photos.)
Je trouve assez beau de n’avoir pas la moindre idée de la teneur 33 règles qui précèdent la 34e, mais j’en aurai au moins une 35e à ajouter : “si ça existe, ça existe avec des zombies.”
La preuve ici.
Et si tout ceci ne suffit pas pour vous redonner foi en la vie, fermez les yeux, inspirez profondément puis regardez ça :
Le temps ne fait rien à l’affaire.
Je ne pouvais continuer à m’auto-élucubrer ici-même sans dire quelques mots du joyeux bordel volontairement organisé par moi samedi dernier. Je dois dire que, sans me vanter, c’est l’un des plus beaux bordels dont il m’ait été donné d’être témoin.
Le fil des lieux et des événements se perd ; avouons même franchement qu’il était perdu avant même d’avoir été, euh, tissé. Cet hommage cinglant au discordianisme avait en réalité commencé la veille, où j’ai pu observer le mystérieux développement d’un nid de post-it majoritairement d’un vert à faire pâlir un martien, qui avait déjà commencé à leur machiavélique étiquetage pièce après pièce dans l’inénarrable antre de Slipman. Le lendemain, je fis un trajet d’une honorable absurdité pour me procurer un nouveau disque dur, ceci dans le seule but d’y transférer mes mp3 afin de pouvoir les diffuser par mon ordinateur en espérant pouvoir relier celui-ci à la chaîne-hifi locale. Vous voyez, ce qui est bien avec les avancées technologiques, c’est que ça simplifie les choses.
Or donc, nous fêtames mes 20 ans, qui tombaient pile le jour de ma naissance, mais 20 ans plus tard. J’avais eu en tête pendant la journée une regrettable mélodie obsédante, qui me libéra cependant, et à jamais, d’une autre pas franchement plus fréquentable, quoiqu’esthétiquement plaisante. Bref.
Je passe volontairement sous silence les épisodes intermédiaires, comprenant des histoires de quille, la ligne 38, quelque chose avec une pute et un rabbin, du vol de luxe, de nouveaux post-its, des bières, pour tenter d’imaginer un vague rendu de ce joyeux paysage. Il y eut, je me le rappelle, des gens un peu partout, un peu dans tous les sens, un chef toqué se roulant par terre dans la moquette, un papillon de lumière, un ami surgissant dans la cuisine pour m’insulter haut et fort, puis s’interrompant en se demandait comment ça lui était venu, un autre ami gratifiant le premier d’un “je dois dire que tu es vraiment très beau” quelque peu imbibé, des bouteilles un peu partout, du guacamole, un combat de catch, des collants marrons ou violets, ça dépend, les mêmes collants sur des jambes, puis une tête, puis la même tête avec un bandeau, le même bandeau derrière une banane, la banane dans l’oreille, un Jedi à côté, une bure qui traîne par terre, un iPhone sabre-laser, tout ça en même temps et sur la même personne (votre servitrice), un adoubement à la brosse à chiottes, et surtout un pangolin.
Je profite de cette tribune pour m’interrompre grossièrement afin de rétablir la vérité sur les pangolins. C’est vrai, c’est pas très gentil ce qu’on dit d’eux. Loin d’être de petits singes avec de grands yeux mignons, le pangolin se compose de :
- 2 kg de viande
- 6 oeufs
- de la farine
- des oignons coupés très fins
- diverses épices
- des carottes en forme de lettres
- des feuilles d’artichaut, mais très jolies.
Modelés par deux Frankenstein de cuisine, il prit vit dans la chaleur infernale des fourneaux, et connut une mort héroïque avec l’aide d’une bande éthylisée de joyeux drilles. Et c’était bon.
Je disais donc, avant d’être grossièrement interrompue par moi-même et Ernestine la pangoline, que je suis toute à vous qui étiez là pour rajouter toutes ces choses que je n’ai pas dites, parce que j’ai oublié ou qu’ils sentaient pas bon, et suis à l’affût gargantuesque de preuves photographiques. J’ai dit.
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Machin qui sert à rien.
WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck requires Flash Player 9 or better.
Truc qui sert à rien non plus (mais qui est marrant quand même.)
: Bonjour je suis le dépanateur, je viens pour te déboucher le tuyau et je suis nu sous mon bleu de travail
: Pangolin d'igloo! ♥
: ouais salut c'est pour déboucher le tuyau, parce que si tu tombes en rade de batterie, le blog est down. et nous on veut pas [...]
: Fake !
: Greatings, Thanks for article. Everytime like to read you. Have a nice day AlexAxe
: Je ne suis pas méchante, voyons, je suis lucide.
: Mais, mais... Pourquoi es-tu si méchante?
: Ah, c'est marrant ce machin.
: Hello, I have already seen it somethere... Thank you GlenStef
: Je viens de découvrir ce blog qui me semble fort sympathique, mon blog;
sebousk.over-blog.com
A bientôt ?









